Publié le 22 Novembre 2012

Article publié par Stéphane

 

Une des recommandations que je répète inlassablement dans les cours et les stages que je dirige est la nécessité de développer sa vigilance. Un état de vigilance adapté, de la prudence et du bon sens permettent d'éviter beaucoup de problèmes !

 

Il est (relativement) facile d'apprendre à se défendre sur une attaque dans le cadre du Dojo ou de la salle d'entraînement lorsque l'attaque est définie d'avance et que l'on a affaire à un partenaire conciliant (il n'a pas spécialement envie de prendre des coups !). C'est une phase d'apprentissage incontournable. Cela devient déjà beaucoup plus complexe à gérer dès lors que l'attaque n'est pas définie d'avance, que l'attaquant résiste ou enchaîne les attaques, ou que l'on fait face à plusieurs attaquants (phase de perfectionnement pour les pratiquants confirmés).

 

La réalité d'une agression est encore différente : on est généralement très surpris, les émotions prennent facilement le dessus (peur, stress...), c'est un système chaotique donc difficilement prévisible et la relation imposée par le (ou les) agresseur(s) est forcément asymétrique (on est donc en position de faiblesse physique ou psychologique). Les connaissances théoriques et pratiques dispensées en Self-Défense permettent déjà d'éviter bien des situations à risque mais seul un entraînement régulier permet de se préparer à une action de défense physique (combat). La difficulté de l'entraînement étant qu'il est impossible de reproduire les conditions de stress et de surprise de la rue, les obligations de sécurité étant prioritaires.

 

De plus, il faut garder à l'esprit que les pratiquants de Self-Défense sont des gens «  normaux », pas des paras commandos ! Il y a donc des notions de plaisir et de jeu essentiels à développer à l'entraînement pour que celui-ci reste « agréable » et que les élèves puissent s'inscrire dans une pratique régulière, indispensable pour développer de vraies compétences.

 

Mais quelles que soit les conditions d'entraînement, seul un travail personnel quotidien de développement de la vigilance peut permettre d'anticiper certaines situations « extrêmes ».

 

La police britannique vient de lancer un appel à témoins suite à l'agression très violente d'une jeune femme de 16 ans, sans aucune raison apparente. Elle a diffusé une vidéo de l'agression prise par une caméra de sécurité.

Attention ces images sont particulièrement choquantes !

 

 

 

L'agression est extrêmement soudaine et violente. Il s'agit probablement d'un règlement de comptes, l'agresseur attendait sa victime devant chez elle et l'a suivie sur 500 m avant de la frapper. On a affaire à un comportement de prédation et à une attaque motivée par la seule violence qui sont extrêmement difficiles à anticiper et à gérer !

Heureusement la victime a pu rentrer chez elle après une journée de tests médicaux. Il faut préciser que les situations de ce type sont rares, la majeure partie des agressions étant motivées par un objectif « matériel » (vol) ou étant la conséquence d'une altercation verbale (donc plus facilement anticipable).

 

Il faut donc, dès que l'on est dans un espace public, se mettre automatiquement dans un état de vigilance accrue, développer sa vision périphérique et avoir une conscience affinée de son environnement : ouvrir les angles pour éviter d'être surpris, surveiller ses arrières (se servir des vitrines et des surfaces réfléchissantes pour contrôler ce qui se passe derrière soi)... Il ne s'agit pas de devenir parano mais juste de développer un état de conscience "vigilant". Je fais souvent l'analogie avec la conduite automobile : lorsque l'on conduit on est forcément attentif à son environnement (on surveille la voiture de devant, celle de derrière, le comportement des piétons, on anticipe pour freiner à temps...), et cela devient quelque chose de parfaitement naturel ! C'est ce naturel qu'il faut développer.

Et si il y a un doute, n'hésitez pas à écouter votre présentiment, retournez-vous, réfugiez-vous dans une boutique, préparez vos clés pour être prêt à vous en servir pour vous défendre en cas de besoin... il vaut mieux être sur ses gardes inutilement que de subir ce genre de situations !


 

 

 

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Publié le 12 Novembre 2012

Article publié par Stéphane

 

L'Arnis, Kali ou Eskrima plus généralement désigné en Europe et aux Etats Unis sous le terme de Kali Eskrima est une pratique martiale originaire des Philippines. C'est un mélange d'art martial indigène (Arnis) et d'escrime inspirée par les Conquistadores espagnols.


C'est Dan Innosanto, élève de Bruce Lee et "héritier" du Jeet Kune Do qui a inventé le terme de Kali. Originaire des Philippines il a compilé plusieurs styles de pratique et popularisé le Kali.

Eric Laulagnet est l'un des principaux experts français :


 

On distingue trois phases d'apprentissage :

- la répétition des techniques de bases

- l'assaut conventionnel

- le combat libre

 

La notion d'angle est très présente dans le Kali et si le bâton est considéré comme l'arme de base, c'est que sa maîtrise doit conduire le pratiquant à se familiariser avec différentes armes (couteau, épée...) ainsi qu'au travail à mains nues et ses différents secteurs comme le Panantukan (boxe des poings) ou Dumog (lutte).

Il existe de nombreuses écoles de Kali en fonction des ethnies et des zones géographiques. C'est un système dynamique qui n'hésite pas à évoluer en intégrant des techniques de jujitsu ou de kempo. On peut aussi évoquer le cas des Dog Brothers qui popularisent une forme de combat libre (assez violente) au bâton avec protections, et qui font de nombreux émules.

 

 

Quel usage en Self-Défense ?

Les applications en Self-Défense urbaine civile du travail de base aux deux bâtons ne sont pas forcément évidentes, il est en effet assez rare d'être confronté à une situation de ce genre dans la réalité. On peut cependant transposer ce travail avec des objets quotidiens parfaitement légaux (parapluie) pour l'utiliser en défense. Le travail au couteau est aussi extrêmement intéressant sur le plan technique mais il s'agit souvent d'un travail couteau contre couteau ce qui ne colle pas au cadre légal français de la légitime défense (le couteau est une arme de 6e catégorie dont le port est interdit).

L'aspect le plus intéressant du Kali en Self-Défense est à mon sens le Panantukan, aussi appelé Dirty Boxing (sale boxe ou plutôt boxe vicieuse) parce que tous les coups sont permis. Le Panantukan est donc une sorte de Boxe guerrière qui sort du cadre conventionnel et codifié (sport) des Boxes pieds poings classiques, particulièrement intéressante en Self-Défense urbaine.

 

 

 

 

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Publié le 6 Novembre 2012

Article publié par Stéphane

 

Je vous présente aujourd'hui une vidéo qui est un des exemples plus parlants d'une vraie bagarre de rue bien gérée :

 

 

La vidéo est assez éloquente. Le processus habituel est ici clairement visible, tout commence par une altercation verbale qui évolue en bousculade avant que les coups se mettent à pleuvoir. Le caracère assymétrique d'une agression est là encore évident puisque la victime a affaire à une dizaine d'assaillants.

Ce qui est frappant c'est sa gestion remaquable de la situation. Il est d'emblée vigilant en gardant une distance de sécurité tout en négociant, dès que l'altercation commence il est prêt, se protège et boxe en reculant sans jamais tourner le dos et sans se laisser déborder sur les côtés. Un bel exemple de gestion de crise réussie !

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