Publié le 30 Septembre 2013

Article publié par Stéphane

 

L'Ecole Française de Self-Défense a pour objectif de promouvoir et de développer la défense personnelle, dans sa globalité et sans aucun corporatisme. Nous gardons donc notre esprit le plus ouvert possible et nos instructeurs se doivent de constamment pratiquer et étudier les arts martiaux et les systèmes de combat ou de défense dans leur diversité. C'est pourquoi nous n'hésitons pas à inviter des techniciens issus de différents univers. Leur apport technique est toujours une source d'enrichissement pour nos élèves.

 

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Nous partageons cette vision d'un univers des arts martiaux ouvert avec le Gonojukan, club d'arts martiaux Bisontin, qui nous a aidé à organiser ce stage. Après la venue de Yann Hardy pour le Keysi au mois d'avril, c'est donc le Combat Russe qui a ouvert la nouvelle saison sportive ! C'est Nicolas Dumont, un des 7 plus hauts gradés de la discipline qui a dirigé ce stage avec maestria !

 

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Le Combat Russe est un système de Combat Sportif développé par Vladimir Khoudennkikh qui est utilisé par la Police de Perm et par certaines unités d'élite de l'armée Russe. C'est un mélange de techniques de Judo, Jujitsu, Aïkido et de Boxe mais avec une forme de corps qui se rapproche plutôt du Systema. C'est une discipline qui est très fluide et dynamique mais qui peut aussi devenir très rude... et efficace !

 

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Un des objectifs de ce stage était de préparer le groupe de stagiaires qui suit régulièrement Nicolas à la venue de Vladimir Khoudennkikh en mars prochain. Il s'agissait donc d'un stage assez intensif sur le plan physique et technique. Malgré le fait que beaucoup de clubs viennent tout juste de redémarrer la nouvelle saison sportive, ce stage a réuni une vingtaine de pratiquants issus d'horizons divers (Karaté, Jujitsu, Aïkido, Self-Défense, Boxe française...).

 

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Ce fut donc un moment de travail intensif, extrêmement enrichissant sur le plan technique ! Un grand merci à Nicolas !

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Publié le 21 Septembre 2013

Publié par Stéphane

 

Le couteau est une arme à laquelle on peut facilement être confronté dans la rue : facile à se procurer, bon marché, facile à dissimuler. Même manipulée par un néophyte, les conséquences d'une attaque au couteau peuvent être dévastatrices. Une simple coupe peut sectionner des tendons et rendre un bras ou une main inutilisable. Une seule coupure peut aussi suffire à tuer. C'est une arme discrète et très "glissante", il est très difficile de la stopper sans subir de dommages.

 

Bon nombre d'arts martiaux traitent les attaques au couteau. Les réponses apportées sont souvent très proches et peuvent sembler efficaces. Le problème majeur est très souvent que les pratiquants d'arts martiaux travaillent sur des attaques annoncées (le couteau est sorti et visible avant l'attaque) lancée à une distance de deux enjambées (deux mètres environ). Cette situation laisse largement le temps de réaction nécessaire à une défense sophistiquée. Mais une attaque réelle dans un contexte d'agression urbaine suit une logique complètement différente. Il s'agit d'une logique de compression et d'écrasement. Il faut attaquer par surprise, en réduisant au maximum la distance et en usant de ruses pour que la victime comprenne le plus tard possible ce qui est en train de se passer.

L'entraînement classique des arts martiaux peut donc être pertinent si il s'agit d'une première étape d'apprentissage. On n'apprend pas à conduire en prenant d'emblée les commandes d'une voiture de rallye sur un circuit de montagne ! Mais pour que cet entraînement soit valide il faut ensuite passer à une seconde phase qui va consister à raccourcir la distance, jusqu'à ce que l'attaque parte d'une distance inférieure à un bras, et à la mêler à des phases de frappe ou de saisies. La troisième phase consistant à ajouter des facteurs d'incertitude : on ne sait pas si l'agresseur a ou non une arme qui peut surgir à tout moment (debout ou au sol). On peut compliquer cette phase en y ajoutant des facteurs de pertubation psychologique : gestion verbale, bouculade, insultes, présence de plusieurs agresseurs, bruit, manque de lumière... La quatrième phase va intégrer des facteurs environnementaux : manque d'espace, obstacles, position assise ou à terre, possibilité d'utiliser des objets pour se défendre...Toutes ces phases peuvent être testées avec des mises en situation réalistes en utilisant des protections adaptées et des couteaux marqueurs (système virtual blade par exemple) ou le shocknife (couteau à impulsion électrique).

Si la première phase d'apprentissage n'est pas suivie d'autres phases plus réalistes, son intérêt est quasiment nul. Pire, elle peut même créer un faux sentiment de confiance chez le pratiquant d'arts martiaux.

Ci-après deux vidéos qui mettent bien en évidence cette différence profonde entre l'entraînement classique et des situations plus réalistes :


 

 

 

Certains rétorqueront que ces attaques ne sont pas des attaques "d'experts" dans le maniement des armes blanches. Soyons réalistes vous avez peu de chances d'être agressé par un maître de kali ! Travailler à longueur d'année sur des drills prédéfinis est complètement inutile face à une attaque réelle type "machine à coudre" (on pique plusieurs dizaines de fois de suite avec brutalité).

Je suis très septique également sur les techniques qui visent à rester décontracté et relaché pour mieux réagir. C'est facile à l'entraînement dans un environnement sécure avec un partenaire sympa et un couteau factice mais c'est oublier qu'une attaque au couteau a un fort impact psychologique (la seule vue d'une vraie lame peut suffire à vous faire perdre tous vos moyens !) et face à une vraie attaque-surprise le conditionnement opérant est courcuité par le sursaut-réflexe. En d'autres termes, le cerveau reptilien (celui qui vous fait retirer immédiatement la main quand vous la posez sur un objet brûlant avant même d'avoir analysé la situation) prend le dessus en utilisant des schémas de protection pré-établis qui sont souvent très différents des techniques sophistiquées travaillées à l'entraînement. On se rend compte lors de la deuxième phase d'apprentissage que dès que l'attaque part de très près, des gestes réflexes prennent ainsi le dessus, même chez pratiquants qui ont plus de vingt ans d'entraînement dans les arts martiaux classiques !

 

Enfin, il faut prendre en compte la diversité des armes blanches utilisées dans la rue. Dans les arts martiaux on utilise classiquement des couteaux d'entraînement avec des lames de 20 cm environ, héritées du tanto japonais ou du modèle militaire contemporain. Les armes blanche utilisées dans la rue sont souvent beaucoup plus diverses : machette, griffe, cutter, lame de rasoir, push-dagger... beaucoup de techniques classiques deviennent alors inopérantes (la lame est trop longue ou trop courte, le désarmement est impossible, la tenue de l'arme et les angles d'attaque sont résoluments différents...).

 

Cela ne signifie pas que les techniques héritées des arts martiaux classiques sont complètement inefficaces. Une technique telle que Kotegaeshi (retournement du poignet) qui provient de l'héritage technique de l'Aïkijutsu et que l'on retrouve dans l'Aïkido, le Judo-Jujitsu, le Krav-maga, le JKD a une réelle efficacité. Mais il faut prendre en compte que la façon d'ammener la technique (déplacement et prise de contact) sera complètement différente sur une attaque annoncée à longue distance classique et sur une attaque surprise à très courte distance. Il faut pour cela la tester dans les différentes phases d'apprentissage pour comprendre comment l'appliquer réellement.

 

On peut aussi opter pour une approche technique moins sophistiquée et plus facile à appliquer, les techniques de clés ou de projection des arts martiaux classiques nécessitant généralement des habilités motrices fines qui sont inopérantes en état de stress ! La priorité est alors de protéger les zones vitales, de sécuriser l'arme et frapper l'agresseur avec un engagement total jusqu'à ce qu'il ne représente plus une menace. Bien sûr la fuite ou une utilisation judicieuse de l'environnement ou d'objets sera toujours préférable mais cela nécessite encore de disposer d'un espace temps suffisant !


 


 



 

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Publié le 9 Septembre 2013

Article publié par Stéphane

 

Les cours de Self-Défense de l'Ecole Française de Self-Défense à Besançon reprendront à partir du mercredi 11 septembre. Les cours ont lieu le mercredi de 20h15 à 22h.

 

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L'Ecole Française de Self-Défense a pour objectif de proposer une approche moderne, complète et réaliste de la Self-Défense. Il s'agit donc d'apprendre à faire face à des situations d'agression en en intégrant tous les paramètres :

- gestion pré-agression : en intégrant les automatismes de vigilance, en comprenant les mécanismes de la violence, en apprenant à lire le langage corporel, en adoptant des stratégies d'évitement, en mettant en application les techniques de désamorçage verbal...

- gestion de l'agression : en gérant la phase de défense de manière réaliste, en utilisant des techniques issues des arts martiaux choisies pour leur ratio simplicité / efficacité applicables en état de stress, en respectant le cadre légal français, en étudiant toutes les typologies de combat...

- gestion post-agression : en gérant le phénomène de choc post-traumatique, en ayant des connaissances de bases en secourisme appliqué aux situations de Self-Défense, en sachant donner l'alerte...

 

L'EFSD se place dans la continuité de l'enseignement de Guy Mennereau et de l'Association Nationale de Self-Défense et des mouvements modernes d'Urban Combative.

Il est possible de faire un cours d'essai, sur rendez-vous uniquement, à partir du mercredi 18 septembre (contact préalable obligatoire sur franceselfdefnese@free.fr).

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Publié le 2 Septembre 2013

Article publié par Stéphane

 

Nicolas Dumont nous fait le plaisir de venir animer à nouveau un stage de Combat Russe à Besançon. Nicolas est l'un des 7 plus hauts gradés du Combat Russe en Europe. Il a été formé directement par Vladimir Khoudenkikh, créateur de la méthode, à Perm en Russie. 

 

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Lieu : Dojo du Complexe sportif des Torcols

(3 chemin des Torcols à Besançon)

9h30-12h30 / 14h-17h - Tarif 40 euros.

Renseignements et inscriptions : gonojukan@free.fr


 

Ce stage est ouvert à tous les pratiquants d'arts martiaux et de sport de combat désireux de découvrir cette nouvelle méthode de combat. Une journée intensive pour préparer les pratiquants à la venue de Vladimir Koudenkikh le 30 mars 2014 ! 

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur le Combat Russe.

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Publié le 1 Septembre 2013

Article publié par Stéphane

 

L'EFSD a organisé son premier stage d'été les 17 et 18 août 2013. Ce stage a réuni une quinzaine de participants qui ont pu ainsi étudier des mises en situations très concrètes développées autour de 3 thèmes : défenses en voiture, utilisation des objets usuels et défenses contre plusieurs agresseurs.

 

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La première partie du stage était donc consacrée au défense en voiture : défenses autour de la voiture (quand on est poussé ou plaqué contre la véhicule), défense du véhicule (extraction d'une personne qui tente de voler le véhicule), défenses dans le véhicule contre un agresseur qui peut être à l'extérieur ou à l'intérieur (qui peut frapper, menacer, étrangler...). Les stagiaires ont pu apprendre comment utiliser au mieux la contrainte spaciale et utiliser toutes les zones dures de véhicules pour optimiser leur défense.

 

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La seconde partie du stage était axée sur l'usage d'objets quotidiens comme armes improvisées de défense : utilisation d'un blouson, d'une casquette, d'une ceinture, de clés, d'un stylo ou d'un parapluie. Nous avons aussi vu comment les utiliser pour défendre une tierce personne d'une agression ou d'une menace. Les stagiaires ont pu ainsi apprendre les principes généraux d'utilisation des objets quotidiens en défense personnelle ainsi que le cadre légal qui les régit.

 

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Enfin, la dernière partie du stage nous a permis de travailler les défenses contre plusieurs assaillants : gestion verbale contre des insultes ou intimidation, protection d'une autre personne, utilisation d'un agresseur comme bouclier, gestion de 3 ou 4 agresseurs, gestion du stress, protection au sol... une après-midi très riche en exercices qui ont permis aux stagiaires de prendre conscience de la nécessité de gérer stress et émotions pour bien se protéger et profiter des opprotunités.

 

 

 

 

 

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