Publié le 21 Janvier 2015

Article publié par Stéphane

 

Exceptionnel : pour la 1ère fois en Franche-Comté, Guy Mennereau, Directeur Technique de l'Association Nationale de Self-Défense, animera un stage de Self-Défense Réaliste à Besancon.

 

Ce stage aura lieu le Dimanche 15 mars de 9h à 12h et de 14h à 17h. Il sera accessible à tous les pratiquants d'arts martiaux ou de sports de combats, mais également à tous les débutants qui souhaitent apprendre des techniques de Self-Défense réalistes et efficaces.

 

Guy est titulaire du DESJEPS (Diplôme d'Etat Supérieur) et du DE 2e Degré, instructeur de Combat Russe, de Koroho et de Self-Défense WASD, 6e Dan de Jujitsu IJJF et DNBK (grade japonais), 5e Dan de JUDO (FFJDA). Il enseigne les arts martiaux depuis 40 ans et la Self-Défense depuis 15 ans. Il a également pratiqué le Karaté, le Sambo, différents types de boxe, le Kali, le Systema, le Krav-Maga et différents systèmes de Self-Défense. C'est un expert reconnu en Self-Défense qui a déjà formé de nombreux instructeurs au sein de l'ANSD !

 

affiche stage ANSD2-GD

 

 

Pré-inscriptions avant le 8 mars : 40 euros la journée / 25 euros la demi-journée

Inscriptions sur place le jour du stage : 50 euros la journée / 30 euros la demi-journée

Renseignements : franceselfdefense@free.fr

Vous pouvez télécharger la fiche d'inscription sur le site de l'EFSD :

http://franceselfdefense.free.fr/Infos_pratiques.html

(ou nous la demander par mail)


N'attendez pas pour vous inscrire : un minimum de 15 pré-inscriptions par demi-journées est requis pour que le stage ait lieu (en cas d'annulation les chèques ne seront pas encaissés).

 


 


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Publié le 10 Janvier 2015

Article publié par Stéphane

 

Un de mes crédos en tant qu'instructeur de Self-Défense est de faire comprendre la différence qui existe entre l'approche classique des arts martiaux et la Self-Défense comtemporaine. L'art martial est l'apprentissage de techniques de combat issues des champs de bataille, généralement anachroniques, et perpétuées à d'autres fins que le combat guerrier puisqu'elles sont enseignées à des civils. L'apprentissage de techniques potentiellement meurtrières devient donc un alibi, un support pédagogique pour une pratique de loisirs orientée vers le bien-être (Taï-chi...), vers le sport (karaté, judo, boxes...) ou vers la transmission d'une tradition (Aïkido, kenjutsu...). La plupart du temps les techniques de combat sont donc juste un support éducatif visant la transmission de valeurs morales ou de qualités physiques.

 

Cependant certains arts martiaux ont dans leur philosophie une orientation plus clairement axée sur l'application défensive moderne (Krav-Maga, Jujitsu, Penchak Silat, Close-Combat, Karaté Défense...). Malheureusement il y a souvent un fossé entre la génèse de ces disciplines et la réalité dans laquelle évoluent aujourd'hui les pratiquants.

Par exemple, pensez-vous que les instructeurs qui ont participé au développement du Krav-Maga au sein de l'armée israëlienne dans les années 50-60 l'ont fait pour permettre à des civils de 30-50 ans de se défendre dans le respect de la législation française actuelle ? Même si le Krav-Maga est officiellement né dans le guetto de Brastislava au début des années 40, il a avant tout été developpé par l'armée israëlienne pour former rapidement des hommes jeunes et robustes à agir dans un cadre militaire très spécifique (tous ceux qui ont déjà étudié auprès de militaires israëliens me comprendront bien). Ce n'est qu'un exemple, mais il y a donc souvent un malentendu entre ce qui est enseigné et la réalité que nous vivons, tant sur le plan des situations d'agressions que sur celui de leurs conséquences physiques, psychologiques, pénales.

 

Entendons-nous bien, je ne remets pas en cause l'efficacité de certaines techniques de Krav-Maga, de Penchak Silat, Jujitsu, Aïkido ou autres (il paraît que certains maître de Taï-chi sont d'ailleurs très efficaces en combat). Mais l'enseignement de ces disciplines est juste décalé par rapport à la réalité d'une agression actuelle. Autre exemple, l'utilisation des techniques de Penchak Silat pour se défendre, même si cela s'avère très efficace, est la meilleure façon de passer une partie de sa vie en prison pour avoir massacré son agresseur puisqu'elles ne respectent généralement pas le principe essentiel de proportionnalité défini par la loi française sur la légitime défense (et encore faut-il pouvoir prouver que c'était bien l'autre l'agresseur).

 

Rappel sur la législation française concernant l'enseignement des arts martiaux : en France tout art martial (ou sport de combat) peut être considéré comme de la Self-Défense et tout enseignant d'arts martiaux peut enseigner la Self-Défense. Ce schéma se tient puisque chaque art martial enseigne bien des techniques de combat ou de défense personnelle. Mais il n'existe aucune formation spécifique commune en Self-Défense. Et ce serait sans doute pire si c'était le cas puisque cette formation serait sans doute monopolisée par une des deux grosses fédérations d'arts martiaux qui obtiendrait ainsi l'exclusivité du terme "Self-Défense"... tout en continuant à avoir une vision de la Défense Personnelle très archaïque (kata, attaques annoncées à 2 mètres, beaux gestes techniques...).

 

J'ai déjà vécu une agression physique quand j'étais étudiant et j'ai été témoin de plusieurs autres agressions ou bagarres de rues. Je passe beaucoup de temps à étudier la colonne des faits divers et à visionner des vidéos d'agressions ou de bagarres sur internet. Je constate quotidiennement l'étendue du fossé qui existe entre le mythe de la pratique martiale et la réalité.

 

Par exemple, très peu d'arts martiaux prennent en compte des situations de défense contre plusieurs agresseurs. Et quand ils le font voilà, ce que cela donne :

 

 

 

Le mythe : un travail très technique (très bien exécuté), on a le temps de passer des clés articulaires, le second agresseur attend poliment son tour...

 

 

 

 

 La réalité : les coups pleuvent simultanément de tous les côtés, on est coincés entre une voiture et un mur, on ne sait plus trop bien qui fait quoi...

 

 

 

 

Dans ce cas précis, le décalage entre l'enseignement des arts martiaux (ou sports de combat) et la réalité est donc flagrant. Et il s'explique de façon simple : il est très difficile de se défendre efficacement face à plusieurs agresseurs. Il est donc plus facile de vendre du rêve aux pratiquants (je suis invicible) que de le mettre dans une situation réaliste qui soit une situation d'échec. C'est pourtant extrêmement formateur parce que cela permet de comprendre que malgré un entraînement intensif on est toujours démuni dans certaines situations et qu'il vaut donc mieux parfois mettre son poing dans sa poche et ravaler son égo pour éviter la bagarre. C'est aussi l'occasion d'un travail sur la fuite, sur l'utilisation des objets (tables, chaises...), sur des gestes de protection simples pour éviter des traumatismes sévères. Mais ces choses sont malheureusement rarement abordées dans les arts martiaux.


La Self-Défense est intimement liée à la pratique des arts martiaux mais elle se doit de préparer à des situations actuelles réalistes, plutôt que de se contenter de répéter des gestes issus d'une réalité passée avec une pédagogie inadaptée, qui peuvent tromper les pratiquants sur leurs capacités réelles. L'enseignement de la Self-Défense se doit donc d'être une étape intermédiaire entre l'enseignement classique des arts martiaux (anciens ou récents) et la réalité.


 

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Rédigé par self-defense-besancon.over-blog.com

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Publié le 9 Janvier 2015

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