Publié le 22 Mars 2011

Article publié par Stéphane

 

La Self-défense n'est pas vraiment un art martial mais utilise les arts martiaux comme support technique en y puisant ce qui fonctionne le mieux en situation réelle. En effet de nombreuses techniques sont trop complexes à mettre en oeuvre dans une situation stressante, et d'autres demandent beaucoup trop d'entraînement ou des qualités physiques particulières qui ne sont pas accessibles à tous. Enfin certaines techniques ne sont absolument pas adaptées à une situation standard de Self-défense, à 1 contre 3 par exemple ou face à des agresseurs armés.

 

Systema, Krav maga, Jeet Kune Do, Kali escrima ou Jujitsu sont de véritables mines d'or pour le pratiquant de Self-Défense. Mais c'est oublier que ces systèmes ont souvent repris des techniques issues de l'Aïkijutsu ou de l'Aïkido. Comme tout art martial traditionnel l'Aïkido provient de situations réelles issues d'un contexte guerrier. L'Aïkijutsu est l'un des plus anciens arts martiaux japonais mis au point par les guerriers (Bushis) et utilisé sur les champs de bataille de l'époque féodale.

 

L'Aïkijutsu a ensuite évolué et s'est transmis entre samouraïs pendant une longue période de paix. Au début du siècle dernier, le chemin de Sokaku Takeda, l'un des derniers grands maîtres d'Aïkijutsu, a croisé celui de Morihei Ueshiba qui est devenu son élève. Sokaku Takeda est considéré comme l'un des derniers samouraïs. Il était d'ailleurs réputé pour son tempérament belliqueux et a souvent combattu en duel.

 

sokaku takeda

Sokaku Takeda

 

Morihei Ueshiba a fait évoluer l'Aïkijutsu pour le transformer en Aïkibudo dans les années 30 (mais rien à voir avec l'Aïkibudo Français...) puis en Aïkido après-guerre (1942 officiellement).

 

Il a participé à la guerre contre la Russie en 1905, et était d'ailleurs un instructeur réputé dans le maniement de la baïonette (junken jutsu). La défaite de la seconde guerre mondiale a été très traumatisante pour les japonais qui ont énormément souffert durant cette période. Afin de mettre en accord son enseignement martial et ses convictions religieuses animistes fondées sur le respect de la vie, Morihei Ueshiba a créé l'Aïkido. Il a transformé un art résolument guerrier en art de paix, en utilisant l'entraînement martial comme un vecteur de valeurs et d'harmonie.

 

 morihei-ueshiba


Certains pratiquants d'arts martiaux doutent parfois de l'efficacité de l'Aïkido, parce qu'ils ne comprenent pas cette notion spécifique d'harmonie. La finalité de l'Aïkido est plus de maîtriser un agresseur en neutralisant son agressivité que de chercher à le détruire physiquement.

Les techniques d'Aïkido ont d'ailleurs été reprises par le judo jujitsu, le karaté jutsu, le jeet kune do (Bruce Lee s'est aussi intéressé à l'Aïkido), l'Hapkido et même le Krav Maga (Kote gaeshi par exemple)... 

Si l'Aïkido cherche à faire preuve de compassion dans son application il peut à tout moment renouer avec ses origines guerrières et ses applications sont très nombreuses. Vous doutez toujours de son efficacité ?

 

Déjà en 1952 un petit clip de Kishomaru Ueshiba et Tadashi Abe, très self-défense :

 

 

 

Une mise en perspective pour les professionnels de la sécurité :

 

 

 

 

 

La version "pays de l'Est" brute de décoffrage mais ça a le mérite d'être clair !

 

 

 

 

Et une petite démo sympa pour finir :

 

 

 

Alors convaincu ?

 

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Publié le 6 Mars 2011

Publié par Stéphane

 

Envie de savoir vous défendre ? Envie de se confronter à des situations réalistes en toute sécurité ? Le Gonojukan organise une session spéciale de Self-Défense à la MJC de Palente à partir du vendredi 11 mars.

Ces cours auront lieu de 10h à 11h chaque vendredi durant 10 semaines. Inscription auprès de la MJC de Palente :

http://www.mjc-palente.fr/

 

 

Fotolia 13040183 S

 

 

Intervenant : Stéphane Gaiffe

Enseignant Diplômé d'Etat (DEJEPS)

Ceinture noire et pratiquant plusieurs disciplines

Instructeur de Self-Défense (ANSD)

Instructeur Atemi Jujitsu

 

Un certain nombre de thématiques seront abordées durant ces 10 cours : défenses sur saisies, sur étranglements, sur frappes, attaques au couteau, utilisation d'objets quotidiens, comportement, gestion du stress etc...

Grâce à des mises en situations faisant appel à des techniques simples et accessibles à tous, vous développerez vos capacités d'analyse et de réaction face au danger, et pourrez rapidement améliorer votre confiance en vous. 

 

Ces cours sont spécifiquement adaptés à un public féminin non-pratiquant d'arts martiaux, mais vous êtes toutes et tous bienvenus !

 

 


 

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Publié le 29 Janvier 2011

Article écrit par Carine qui pratique l'Aïkido et participe aux stages de Self-Défense

Présenté par Aurore

 

 

 carine

 

 

 

 

Pourquoi la self-défense ? 

En tant que mère : me défendre est une chose mais lorsqu’il faut faire face pour défendre son enfant c’est une autre histoire.

Le but : mieux connaître ses limites, ses possibilités pour mieux répondre à l’agressivité et/ou l’agression. 

 

 

 

Ma peur première, ça peut paraître stupide, illusoire ou prétentieux (tout dépend du point de vue) et pourtant tellement viscérale : lorsqu’on a aucun échappatoire et aucune autre possibilité quand on se sent complètement démunie, il nous reste uniquement l’extrême, et les conséquences qui vont avec aussi bien pour l’agressé que pour l’agresseur…  

 

 

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Ko Soto Gari par Carine


Pawel explique très bien l’implication et la prise de conscience qui s’effectuent lors de l’apprentissage de la self-défense, et ce qu’on recherche avant tout, la possibilité « de rétablir l'équilibre dans une relation basée sur la force ou les menaces (cas de femmes battues ou menacées de passage à l'acte) : au pire elle fera cesser la relation, au mieux elle rétablira la possibilité du dialogue (…), et sinon… ».

 


Le slogan de la section Self-Défense du Gonojukan est : « Ne soyez plus une cible ! », c'est possible... sur tous les plans !

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Publié le 23 Janvier 2011

Article publié par Stéphane

 

J'ai toujours porté un grand intérêt au free-fight. On commençait à en parler dans quelques revues spécialisées quand j'ai commencé à fréquenter les tatamis au début des années 90. Le free-fight représentait alors la réponse à la question ultime que tous les pratiquants se posaient : quel est l'art martial le plus efficace ? Karaté ? Boxe ? Lutte ? Judo ? ....

Et on nous racontait qu'un gringalet (Royce Gracié - 90 Kg tout de même) battait tout le monde avec des techniques d'une forme de Jujitsu totalement inconnu, le Jujitsu Brésilien !

Je me souviens avoir lu la description d'un combat qui le présentait comme un véritable serpent qui s'enroulait autour de proies dix fois plus grosses que lui et les condamnait à étouffer lentement. C'était le David des temps modernes !

 

 

Royce Gracié le magicien des débuts de free-fight


Mais il n'y a pas vraiment eu de réponse puisque très rapidement les choses ont évolué. Les boxeurs ont compris qu'ils avaient besoin de connaître des techniques d'amené au sol et de soumission, les lutteurs ont compris qu'ils avaient besoin de savoir frapper et tout le monde s'est intéressé au Jujitsu brésilien. Les barrières entre les disciplines sont tombées et un long processus d'uniformisation a eu lieu en 20 ans pour donner au vie au MMA (Mixed Martial Arts).

Aujourd'hui le cursus des combattants s'est considérablement uniformisé. Il repose essentiellement sur une pratique pieds poings (boxe thaïe en général) et de lutte (Jujitsu brésilien, Judo ou lutte gréco-romaine) avec une forte propension au sol. Après, chaque combattant en fonction de sa morphologie et de sa psychologie a en général une préférence pour le combat debout (frappes) ou au sol (lutte). Et il y a parfois une exception qui vient confirmer la règle.

 

 

Aujourd'hui le free-fight est devenu un vrai sport et les combattants des athlètes de haut niveau. Les combats sont beaucoup moins violents que ceux de boxe thaïe par exemple (pourtant parfaitement légaux) puisque la majeure partie d'un combat se déroule généralement au sol et que les traumatisme y sont moins importants. Il est regrettable que l'Etat se refuse à légaliser le MMA, car cette stigmatisation renforce son aura auprès des jeunes (c'est toujours plus intéressant de faire quelques chose d'interdit) et il est certain que cela offrirait des débouchés économiques à nos athlètes qui ont bien du mal à vivre des sports de combat. Il est aussi dommage d'entendre une ministre Karatéka relayer ce discours alors que le Karaté a longtemps été lui aussi stigmatisé dans les années 70 en France pour sa prétendue violence. La légalisation du MMA est de toute façon un processus logique sur le long terme.

 

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La boxe thaïe est devenue une des composantes essentielles du cursus des free-fighters

© Ingram publishing

 

En ce qui concerne la self-défense, le problème c'est qu'il y a souvent un amalgame entre ce qui est efficace dans une configuration de free-fight et un combat réel dans la rue : cette pratique hybride serait le plus efficace des arts martiaux puisque c'est ce qu'il résulte de 20 ans de confrontation libre. Et c'est là qu'est le hic... Un combat de MMA est un combat régulé, pas un combat vraiment libre. C'est un combat rituel comme le définirait Henry Plée par opposition au combat de survie. Contrairement à ce que beaucoup croient, il y a de nombreuses règles en MMA (ne pas donner de coups de tête, ne pas mordre, ne pas tirer les cheveux...).

 

Le free-fight est donc un simulacre de combat dans lequel les combattants respectent des règles pour éviter de se blesser trop grièvement. Ce qui n'enlève rien à leur mérite, mais ce qui révèle efficace et judicieux tactiquement face à un combattant sur un ring ne le sera pas forcément dans la rue. Dans une situation de self-défense on est rarement un contre un, le combat ne sera pas loyal (coup aux parties, pique aux yeux...), les agresseurs peuvent être armés, on ne connaît pas leur style de combat, le sol est dur parfois dangereux (verre brisé...), on est pas forcément au top de sa forme, les vêtements peuvent jouer un rôle important...

 

Le site Fight Authority a publié un article intéressant sur les « faiblesses » du MMA dans la rue.

Je vous livre la traduction en français faite par le site www.protegor.net.

Fight Authority

Les pré-supposés d’un combat de free-fight (et qui ne tiennent pas dans la rue) :

1. Un endroit précis à un moment prévu (ce qui permet de se préparer)
2. Un seul adversaire, de face
3. Une catégorie de poids
4. Une règle anti-drogues/dopage
5. Pas d’arme
6. Une surface bien délimitée, sécurisée & immobile
7. Pas d’objets usuels/situationnels qui puissent être utilisés (table, chaise…)
8. Des tenues proches du corps rendant très difficile l’utilisation du vêtement de son adversaire
9. Port de gants pour protéger les mains
10. Aucun accessoire/vêtement ne venant encombrer les combattants dans leur mouvement

Les techniques interdites (qui ne le sont pas dans la rue) :

1. Donner un coup de tête
2. Presser directement sur les yeux de son adversaire
3. Mordre
4. Tirer les cheveux
5. Mettre les doigts dans la bouche de son adversaire
6. Attaquer le bas ventre
7. Introduire un doigt dans n’importe quel orifice ou blessure de son adversaire
8. Faire une clés sur des petites articulations (doigts…)
9. Frapper sur la colonne vertébrales ou l’arrière de la tête
10. Donner des coups de coude descendants
11. Attaquer à la gorge (y compris saisie de la trachée)
12. Griffer ou pincer la chair
13. Saisir la clavicule
14. Donner un coup de pied à la tête de l’adversaire au sol
15. Donner un coup de genou à la tête de l’adversaire au sol
16. Ecraser du talon un adversaire au sol
17. Frapper les reins à coups de talon
18. Smatcher sur la peau de la tête ou du cou
19. Projeter son adversaire en dehors du ring
20. Tenir le short ou les gants de l’adversaire
21. Cracher sur son adversaire
22. Avoir une attitude anti-sport pouvant conduire à blesser son adversaire
23. Tenir la corde ou la cage (pour plus de stabilité)
24. Insulter l’adversaire
25. Attaquer pendant le break
26. Attaquer pendant que l’arbitre intervient
27. Attaquer après que la fin du combat ait été signifiée
28. Ne pas respecter les instructions de l’arbitre
29. Être timide (!) et éviter tout contact avec son adversaire intentionnellement, jeter son protège-dents régulièrement ou faire croire à une blessure

 

Je pense que le MMA est sans une doute une des synthèses les plus intéressantes et les plus complètes qui ait été faite dans le domaine des arts martiaux. Les combats sont très techniques contrairement à ce que beaucoup pensent ! Le free-fight a eu un impact considérable sur la perception et l'évolution des arts martiaux ces 20 dernières années. Mais c'est une pratique entièrement tournée vers la compétition qui en connaîtra les dérives à long terme : appauvrissement des techniques, abandon des techniques les plus efficaces car trop dangereuses en combat, éloignement de la réalité martiale.

 

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© Nicholas Piccillo - Fotolia.com

 

 

Comment pratiquer sur du long terme quand les performances physiques du corps déclinent en restant efficace ? Que faire face à trois agresseurs défoncés armés de battes de baseball ? Comment maîtriser un individu forcené qu'on ne peut pas vraiment blesser (un copain saoûl, un patient en état de choc...) ? Comment se défendre sans passer le reste de sa vie en prison ? Autant de questions qui creusent l'écart entre le MMA, sport compétitif, et la self-défense souvent issue des arts martiaux traditionnels qui ont su se préserver de la compétition et de ses dérives.

 

A chacun de faire son choix en fonction de ses objectifs personnels... en connaissant parfaitement les limites d'une pratique purement compétitive !

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Publié le 19 Janvier 2011

 

Article de Sinicha publié sur www.artmartialrusse.com

 

Un point nécessaire sur le cadre légal de la légitime défense qu'il est essentiel de connaître dès lors que l'on s'intéresse à la Self-Défense. Les informations suivantes proviennent d'un article de Sinicha sur www.artmartialrusse.com

 

Le code pénal français prescrit que : 

Art. 122-5. N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.

N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction.

Art. 122-6. Est présumé avoir agit en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte :

1° Pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité.

2° Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Particularité : l’ état de nécessité Art. 122-7 : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace


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© F Mizioznikov / Fotolia

 

La légitime défense de la personne :

La légitime défense de la personne s’applique aussi bien aux crimes (meurtre, viol...), aux délits (coups et blessures, séquestration) et aux contraventions (violences légères, injures, menaces...).

Il s’agit ici de la défense de l’intégrité corporelle et morale (honneur, réputation, pudeur, moralité) de soi-même ou de ses proches.

La personne, qui est injustement agressée physiquement ou moralement, est donc en droit de se défendre ou de défendre ses proches en danger, et de porter des coups si la nature de l’agression les rend nécessaires, ces coups devant être une défense en proportion à l’attaque.


Sur les conditions d’application de la légitime défense :

Il ne peut y avoir légitime défense que si au préalable il y a eut une agression, une attaque injuste. Il peut s’agir d’une agression volontaire ou involontaire, dès lors qu’il y a danger pour soi-même ou autrui.

Mais par contre, l’acte de défense, pour être justifié, doit être volontaire. La légitime défense ne justifie que des infractions intentionnelles.

 

Les conditions tenant à l’agression :

Selon l’article 122-5§1 du code pénal, l’agression doit être injuste et actuelle.

l Injuste : c’est-à-dire qu’elle doit être illégale (c’est-à-dire contraire au droit et ne doit pas provenir d’une faute antérieure) aux yeux de l’agressé. Par conséquent, une agression juste ne permet pas d’invoquer la légitime défense. Les actions exercées par un agent de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions (policier, gendarme, douanier, huissier...) sont présumées être toujours justifiées, et la légitime défense ne pourra pas jouer en cas de riposte contre ses personnes, même si elles commettent envers vous un acte illégal. Il faudra porter plainte pour obtenir réparation.

2 Actuelle : c’est-à-dire qu’il s’agit de la menace d’un péril imminent.

3 Réelle : elle doit être réelle et non éventuelle (cependant des éléments trompeurs peuvent justifier une légitime défense putative).


Les conditions tenant à la riposte

Selon le l’article 122-5§1 du code pénal, la riposte doit être nécessaire et proportionnée à l’attaque.

l Nécessaire : la riposte doit être la seule issue. C’est le juge qui apprécie cette nécessité. Cependant on admet que si l’individu a préféré contre-attaquer, alors qu’il aurait pu fuir, il peut encore être justifié par la légitime défense. Cette dernière n’est autorisée que pour repousser un mal présent, car c’est alors seulement qu’elle devient nécessaire.

2 Immédiate : la riposte doit être faite juste après l’attaque. Une riposte qui serait faite un peu plus tard, après un certain temps de réflexion, serait alors une vengeance, injustifiable par la légitime défense.

3 Proportionnée à l’attaque : C’est la condition la plus importante, bien qu’il y est tout de même une certaine souplesse des juges, ce qui implique qu’il puisse y avoir des différences d’appréciation, entre deux affaires semblables. Il ne doit pas y avoir une trop grande disproportion de la riposte par rapport à l’attaque. Un simple coup de poing (agression) ne justifiera pas un meurtre ou même des blessures très graves (riposte). Ce sont les juges qui apprécient si la défense est ou non en disproportion avec l’attaque. Pour l’agent qui se fait agresser par un individu non armé, il s’agit donc d’être mesuré dans sa riposte, de se maîtriser afin de ne pas risquer de le blesser trop gravement. Il en va autrement lorsque l’agresseur est armé (arme blanche, pistolet, bâton ...) ou s’il y en a plusieurs. Le danger étant plus important (risque quasi-certain d’être gravement blessé ou tué), la riposte peut être plus « musclée », comme par exemple des coups et blessures graves, elle sera justifiée par la légitime défense. (à condition de ne pas s’être acharné sur le ou les agresseurs après les avoir mis hors d’état de nuire). Attention cependant aux coups fatals portés volontairement. Ils ne seront pas justifiés par la légitime défense.

S’il y a disproportion, il y a excès de défense. L’infraction - riposte ne peut pas être justifiée par la légitime défense. Son auteur encourt alors une condamnation pénale. Il bénéficiera cependant de circonstances atténuantes.

4 Volontaire : ne sont considérés comme actes de légitime défense QUE les actes commis volontairement. Par exemple : l’affaire Hardy (1991), où une femme qui coince dans l’encadrement de sa porte d’entrée, les doigts d’un mec qui voulait rentrer chez elle de force, et qui se retrouve responsable des dommages sur les doigts, il n’y a pas eu légitime défense car l’acte de défense et ses conséquences doit être volontaire, ce qui n’était ici pas le cas. La chose à plaider était plutôt l’état de nécessité (art. 122-7 du Code Pénal), car elle ne pouvait pas faire autrement.


La charge de la preuve : par principe, c’est à celui qui prétend avoir agit en état de légitime défense de le prouver. Il doit démontrer au juge que les conditions de l’attaque et celles de la riposte sont réunies.

Cependant, dans les deux cas de l’article 122-6 du code pénal, la légitime défense est présumée. Celui qui s‘est défendu n’aura qu’à prouver qu’il se trouvait dans un de ces deux cas pour que son action soit justifiée par la légitime défense.

Ce sera au parquet (procureur) éventuellement de prouver que celui qui riposte n’était pas en situation de légitime défense.


Vous pouvez lire la totalité de l'article

sur www.artmartialrusse.com/article.php3?id_article=13

 

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Publié le 1 Janvier 2011

Article publié par Aurore

 

Stéphane est l'un des fondateurs du Gonojukan et l'initiateur de sa section Self-Défense.

 

STEF

 

Stéphane, peux-tu nous préciser ton parcours martial ?

J'ai débuté la pratique de l'Aïkido en 1995 à Morteau. A cette époque il n'y avait pas le choix qu'on a aujourd'hui en terme de pratique martiale et l'Aïkido était ce qui me semblait le plus complet (frappes, saisies, clés, projections, immobilisations, armes...). C'est ce qui m'a séduit.

Je me suis immédiatement investi à fond et dès mes premiers mois de pratique j'ai commencé à faire régulièrement des stages avec Tamura Senseï. Pour des raisons professionnelles, je me suis installé à Besançon en 1998, et j'ai quitté petit à petit le dojo de Morteau trop éloigné. C'est ainsi que j'ai rejoint la FFAAA en 2000 au dojo Franc-Comtois et ça a été la révélation en découvrant l'Aïkido de Christian Tissier ! J'ai ensuite créé le Gonojukan en 2006, avec Aurore. 

A un moment j'avais besoin de m'aérer un peu martialement et je souhaitais développer le travail des atémis (frappes). C'est ainsi que j'ai pratiqué les boxes pieds-poings pendant quelques années au BBTS de Besançon avec Mohand Hakkar. Ce club avait une approche muti-styles essentiellement axée sur le Full-Contact et le Kick Boxing mais nous pratiquions aussi régulièrement la boxe Thaï. J'ai été très satisfait car cela m'a permis de comprendre le travail sur les angles, les ouvertures et la gestion de la distance, qui, sur le ring, est très vite sanctionnée en cas d'erreur ! 

Comme Mohand Hakkar nous proposait régulièrement du combat complet, je me suis rendu compte que mon bagage technique d'aïkidoka me permettait de faire pas mal de choses mais que je manquais cruellement de techniques de soumissions au sol... C'est ainsi que je suis venu au Judo-Jujitsu que j'ai pratiqué avec Dominique Marchiset pendant 6 ans, au dojo de la Gendarmerie de Besançon puis au PSB. Cette pratique me semble très complémentaire à celle de l'Aïkido car les principes sont sensiblement les mêmes. J'ai enrichi mon vocabulaire technique avec notamment les sutemi, le travail au sol, les balayages... Mais le manque d'autonomie du Jujitsu au sein de la FFJDA est devenu trop frustrant, pesant. C'est ensuite un peu par hasard que j'ai découvert la pratique du Jeet Kune Do et du Kali Escrima avec Alexandre Lamy. Je pratique toujours ces disciplines qui ont de grands points communs techniques avec l'Aïkido, tout en abordant des déplacements et des axes différents. En fait, j'ai presque toujours pratiqué 2 ou 3 disciplines martiales simultanément. J'ai aussi pratiqué plus sporadiquement le MMA, le Taïchi, le Close Combat... chacune de ces expériences enrichissant les autres. Mais l'Aïkido est toujours resté ma discipline de base pendant 15 ans et elle a profondément influencé mon attitude corporelle et martiale.

J'ai aussi toujours été très investi dans la pratique du sabre japonais (Aïkiken, Iaïdo, Kashima...) parallèlement à la pratique à mains nues. Je donne des cours d'armes au Gonojukan toutes les semaines. Il me semble que le travail des armes, quelles qu'elles soient, est fondamental pour la compréhension du travail à mains nues. 

Ma motivation première en montant sur le tatami il y a quinze ans était de pratiquer un art martial pour apprendre à me défendre. C'est dans cette optique que j'ai toujours pratiqué plusieurs disciplines, avoir une approche technique aussi complète que possible du combat en privilégiant toujours l'approche Self-Défense à l'approche sportive

 

Qu'entends-tu par approche Self-Défense ou sportive ?

Beaucoup de pratiquant d'arts martiaux ou de sports de combat ont une idée très vague de ce que peut être la self-défense. Ainsi les combattants de MMA ont souvent le sentiment qu'ils seront efficaces en self-défense parce qu'ils ont un bagage technique complet et qu'ils ont l'habitude du combat. La self-défense n'a rien à voir avec un combat sportif, il n'y a pas de règles, on n'est pas prévenu à l'avance, pas préparé, on ne connaît pas son adversaire, on ne maîtrise pas la configuration des lieux, le sol est dur, encombré, glissant, les adversaires peuvent être plusieurs, armés, complètement défoncés.

Aller sciemment au sol avec un adversaire armé alors qu'il peut y avoir plusieurs agresseurs est ainsi une stratégie très risquée. De même certaines clés peuvent véritablement nous "attacher" à un adversaire et nous empêcher de gérer plusieurs agresseurs.

Contrairement aux sport de combat ou aux arts martiaux traditionnels, la Self-Défense intègre un avant (renforcement de la vigilance, attitude corporelle, négociation...) et un après (connaissances juridiques, alerte des secours...). On doit apprendre à lire une situation (utilisation de l'environnement, analyse de l'agresseur...), ainsi, suivant l'habillement d'un agresseur les techniques à employer ne seront pas les mêmes ! On peut aussi utiliser des objets usuels (les fameux EDC : "Every Day Carry"). La self-défense ne se limite donc pas à l'adaptation de techniques traditionnelles ou sportives dans une situation un peu plus réaliste.

 

 

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Quel rapport entretiens-tu entre les arts martiaux traditionnels et la Self-Défense ?

Je suis issu des arts martiaux traditionnels qui sont mon fondement martial par le biais de l'Aïkido. Puis je suis passé à une adaptation Self-Défense de ces techniques par le biais du Jujitsu, par une phase sports de combat pieds-poings pour finalement découvrir les arts martiaux philippins qui sont d'une martialité extrême.

Selon moi les arts martiaux traditionnels sont un formidable outil pour façonner le corps et l'esprit. C'est un socle solide sur lequel on peut se construire martialement. C'est pour cette raison que je continue à pratiquer et enseigner l'Aïkido. Les sports de combat sont une phase intéressante qui permet de se mettre dans une situation plus réaliste d'opposition, de violence physique ou psychologique. C'est un passage quasi-nécessaire, très formateur mais il faut avoir l'esprit compétitif pour s'y épanouir. La Self-Défense est une mise en application des principes appris, plus que des techniques qui ne sont qu'un support, et surtout la prise en compte d'une globalité. Les techniques servent à forger le corps et à proposer des solutions mais c'est l'homme qui est derrière qui fera tout. Si on est surpris, pas prêt, blessé ou apeuré, il est trop tard pour appliquer la technique. Et si on l'applique sans discernement et qu'on doit finir ses jours en prison, le gain n'est pas forcément évident... C'est pourquoi la Self-Défense se doit d'englober tous ces aspects. 

 

selfdefense6

 

La Self-Défense que j'enseigne provient essentiellement des arts martiaux japonais (même s'il y a aussi une influence des arts martiaux philippins ou du Krav-maga), je la définirai donc comme un Bujutsu Self-Défense basé en partie sur les principes Aïki (Aïkido ou Aïkijutsu) qui sont la base de mon travail - avec un ajout de frappes et de percussions très présentes - et de Jujitsu parce que je privilégie des solutions qui exploitent la force de l'adversaire.

La difficulté de la Self-Défense c'est que les techniques enseignées doivent être réellement efficaces, avec un apprentissage rapide et accessibles au plus grand nombre. On peut raffiner le panel techniques pour des pratiquants aguerris mais il faut que les techniques de bases soient applicables pour tous, hommes, femmes, enfants, jeunes ou vieux. En ce sens la formation suivie au sein de l'Association Nationale de Self-Défense avec Guy Mennereau a été fondamentale dans la constitution de mes cours.

 

 

Existe-t-il des certifications en Self-Défense ?

Pas vraiment, les seules certifications sérieuses existant dans le domaine de l'enseignement des arts martiaux sont les brevets ou diplômes d'éducateur sportifs délivrés par l'Etat. Mais ceux-ci ne concernent qu'une poignée de disciplines (Aïkido, Karaté, Judo, Taekwondo, Wushu...). C'est pourquoi la Self-Défense est souvent enseignée par des personnes issues des arts martiaux traditionnels qui se contentent d'adapter les techniques qu'ils connaissent. Ainsi par exemple le Judo ou le Karaté ont leur propre système de self-défense (Judo-Jujitsu, Karaté-Jitsu ou Karaté défense). Mais ces systèmes sont très (trop ?) spécialisés, un prof de Judo ne maîtrisant en général pas le travail de frappes ou un prof de Karaté ne maîtrisant pas forcément les étranglements ou les clés.

Pour choisir un prof de Self-Défense, un BEES ou DEJEPS en arts martiaux est un gage de sérieux sur le plan pédagogique (diplôme d'Etat validant une solide formation) mais il est nécessaire qu'il ait une connaissance de tous les aspects techniques d'un combat (esquives, frappes pieds-poings, clés, étranglements, projections, soumissions, défenses contre armes etc...). Un bon enseignant aura donc forcément pratiqué plusieurs arts martiaux.

Il existe aussi des qualifications par le biais d'organismes indépendants tel que l'ANSD (Association Nationale de Self-Defense) qui est un organisme sérieux, la sélection pour participer à cette formation étant assez exigeante. C'est une formation très complète qui est suivie par de nombreux professionnels (membres de forces de l'ordre ou d'unité d'intervention...). Ce type de formation permet d'avoir une prise en compte globale, théorique et pratique des problématiques posées en Self-Défense.

Il faut aussi faire un distingo entre une Self-Défense civile et des techniques adaptées des méthodes militaires. Le cadre légal n'est pas le même et on peut enseigner à un militaire des techniques qui seront répréhensibles dans un cadre civil.

 

 

Quels sont tes préférences sur la plan techniques ?

J'aime beaucoup les clés et les étranglements, mais ce sont des techniques parfois difficiles à passer dans une situation réelle et qui permettent de gérer un seul agresseur. Je pense que la base de l'apprentissage concerne l'esquive et les frappes. Si on sait éviter les coups et frapper correctement on peut déjà se sauver de bien des situations dangereuses. De plus c'est accessible à tout le monde, pas besoin de qualités physiques particulières pour esquiver, balancer un coup et s'enfuir. Mais techniquement il faut être complet, avoir un bagage technique en clés, projections, contrôles, débout et au sol, contre un ou plusieurs adversaires, armés ou non. Les techniques servent à éduquer le corps et l'esprit, plus on a un bagage technique sûr, plus on peut faire face à des situations diverses et surprendre son agresseur. 

Je privilégie toujours un travail debout parce que je pense qu'en situation réelle il est toujours risqué d'aller au sol même si on maîtrise son sujet. Il est cependant nécessaire de savoir se débrouiller au sol parce que ça peut être le choix de l'agresseur de nous y emmener. Il faut privilégier des techniques simples, efficaces et rapides à mettre en oeuvre mais il est aussi nécessaire d'être polyvalent.

Après chaque pratiquant doit avoir ses préférences et ses spécialités. Suivant qu'on est grand ou petit, filiforme ou large, qu'on a des grands segments ou non, on ne sera pas fort dans les mêmes secteurs du combat. Chacun doit puiser dans un répertoire technique large pour se construire son attitude martiale.

 

 

 

Faut-il des qualités particulières pour participer aux cours de Self-Défense ?

Non, pas vraiment. Le but est justement que chacun soit apte à se défendre avec son physique, ses aptitudes. On ne peut pas tout apprendre, tout maîtriser et être bon partout. Si on est déjà grand, fort et vif il n'est peut-être pas nécessaire d'apprendre à se défendre !

J'ai des élèves âgés de 75 ans dans certains cours, et le système que je leur propose avec deux premiers niveaux d'apprentissage basés sur les esquive, les frappes, le renforcement de la vigilance, l'utilisation de l'environnement et des objets quotidiens leur est parfaitement accessible. A des élèves plus jeunes et plus "techniques" je peux enseigner des clés, des projections ou des techniques de contrôles. Chacun doit pouvoir apprendre à se défendre ou se protéger efficacement en Self-Défense, il faut ensuite adapter sa pédagogie et les techniques enseignées suivant les publics.

Chacun a ses points forts et ses faiblesse et doit pouvoir évoluer à son rythme et en fonction de ses objectifs. Il n'y a pas de compétitions, pas d'obligations. Je préfère privilégier une pratique studieuse mais dans la détente et la bonne humeur, l'entraînement doit être vécu comme un jeu, il y a un aspect ludique certain.

C'est donc tout le contraire d'une pratique sportive ou compétitive puisqu'il faut rester capable de se défendre quelque soit son âge et sa condition physique. Pour cela l'entraînement doit être régulier et doit être vecteur de plaisir donc se dérouler dans la bonne humeur, le respect mutuel et dans un environnement sécurisé.

 

 

 

Un dernier mot ?

Il ne faut pas avoir peur d'essayer ! Souvent les gens se font des films sur les clubs d'arts martiaux ou sur la Self-Défense. C'est accessible à tous et les cours sont remplis de gens "normaux" sympas et respectueux... venez juger par vous-même !


 

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Présentation - Diplômes, grades et expérience martiale :

Aïkido

Ceinture Noire 2e Dan Aïkido UFA

CN 2e Dan Aïkikaï (Tokyo)

BEES 1er degré Aïkido

DEJEPS Aïkido

 

Jujitsu

Instructeur CN Atemi Jujitsu (EAJJ)

Champion Franche-Comté Judo-Jujitsu en 2007

 

Kenjutsu

Instructeur Kenjutsu

 

Boxe pieds-poings

Pratique du Full-contact et Kick-Boxing

 

Self-Défense

Instructeur Diplômé 2e Degré Self-Défense ANSD

 

Autres

Pratique du Jeet-Kune-Do et du Kali Escrima

Pratique occasionnelle du MMA

Lieutenant (Réserve) - Médaille de Bronze de la Défense Nationale

Pratique du Close-Combat

AFPS


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Publié le 23 Décembre 2010

Article écrit par Pawel     -    présenté par Aurore


Pour alimenter ce blog, nous avons décidé de donner la parole à ceux qui sont le plus à même de parler de leur passion : nos élèves ! Régulièrement, l'un d'eux fera partager son expérience à travers toute une série d'articles touchant aux divers cours proposés au Gonojukan. 

Pour ouvrir cette série "Paroles de Budoka", c'est Pawel, pratiquant de self défense, qui nous explique son point de vue...


 pawel

Pratiquer un sport ou art de self-défense est une des réponses possibles aux faits divers qui nous sont rapportés quotidiennement.

 
La réflexion "cela n'arrive qu'aux autres" est contrebalancée par : "et si ca arrivait à moi" et pire encore : "et si ca arrivait aux miens, en ma présence ?".
Seul, la fuite est possible - même si l'amour propre devra en souffrir ! En famille, cette solution n'est pas envisageable.

 
Tout comme nous payons une assurance en espérant ne jamais en profiter, la pratique de self-défense nous rend capables de "faire face" tout en espérant ne pas avoir à nous en servir. Car - paradoxalement - plus nous pratiquons et plus nous en connaissons les limites par rapport à l'infini des situations possibles dans la "vraie" vie.

 
Aussi, le véritable apport de self-défense se situe dans notre perception de notre environnement et dans le changement de l'image que nous donnons de nous-mêmes que cette nouvelle perception induit. Nous apprenons peu à peu à gérer les situations conflictuelles : nous quittons notre statut de victime potentielle, par la posture, par le regard, par la gestion des distances. Nous ne baissons plus la tête tout en baissant les yeux - mais nous ne défions pas non plus.


Le fait de savoir comment réagir à une situation d'agression et comment le faire convenablement, permet de garder son sang froid et de continuer le dialogue aussi longtemps que possible. Certaines personnes réagissent mal et au mauvais moment, simplement par peur ou par ignorance. Elles deviennent agressives par peur d'être agressées ! La self-défense permet de rétablir l'équilibre dans une relation basée sur la force ou les menaces (cas de femmes battues ou menacées de passage à l'acte) : au pire elle fera cesser la relation, au mieux elle rétablira la possibilité du dialogue.


Ainsi, le fait de pratiquer la self-défense nous rend plus ouverts sur les autres en les rendant potentiellement moins agressifs à nos yeux. Et sinon...


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...et sinon venez essayer les cours de self-défense ! Nul besoin de condition physique particulière, ni de connaissances préalables. Ceux qui débutent découvriront une nouvelle façon d'appréhender leur corps et l'environnement, en prenant confiance en eux ; ceux qui ont une expérience dans le domaine des arts martiaux trouveront des utilisations ludiques de leurs techniques préférées. Tous travailleront sur l'état d'esprit particulier qui permet, comme le dit si bien Pawel, "de quitter le statut de victime potentielle" et ce faisant, de s'ouvrir aux autres sereinement...

 

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Publié le 20 Décembre 2010

Vous souhaiter participer aux cours et aux stages de Self-Défense organisés à Besançon ?

 

Contactez-nous par mail à gonojukan@free.fr ou par téléphone au 06 79 04 76 37, nous vous informerons des dates, horaires et lieux d'entraînement.

Pour pratiquer, prévoyez des vêtements de sport confortables (pas de short ni débardeurs).

 

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Nos cours sont accessibles à tous, quelque soit votre condition physique, que vous soyez déjà pratiquant d'arts martiaux ou parfait néophyte. Sans compétition, chacun peut apprendre et évoluer à son rythme. Travailler en confiance, dans le respect de l'intégrité physique de chacun et dans le bonne humeur est notre crédo !

 

Nos enseignants sont titulaires de Diplômes d'Etat (DEJEPS) en Arts Martiaux, de Brevets d'Etat d'Educateur Sportif et sont instructeurs diplômés par l'Association Nationale de Self-Défense.

 

Un certificat médical sera nécessaire pour l'inscription et la prise de licence.

 

A bientôt !

 

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