Publié le 3 Janvier 2014

Publié par Stéphane

 

L'EFSD vous souhaite à tous une très bonne année 2014 !

 

Reprise des cours hebdomadaires de Self-Défense le mercredi 8 janvier aux Montboucons (Besançon). L'EFSD organise un stage "Défense contre armes blanches" dimanche 23 février à Besançon. L'objectif de ce stage est d'aborder les armes blanches dans leur diversité : couteau, mais aussi cutter, machette ou hache.

 

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La session du matin (10h-13h) est ouverte à tous, débutants ou pratiquants confirmés. Elle sera consacrée aux bases techniques.

La session de l'après-midi (14h30-16h30) est réservée aux élèves des cours hebdomadaires de Self-Défense et aux pratiquants confirmés d'arts martiaux. Elle sera consacrée à des exercices avancés et à des mises en situations plus poussées. Le nombre de participants est limité à 10 pour l'après-midi (pas de limite pour le matin).

 

Inscription obligatoire avant le 18 février.

 Si vous êtes intéressé, contactez-nous rapidement sur :

franceselfdefense@free.fr

 


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Publié le 4 Décembre 2013

Article publié par Stéphane


Etre témoin d'une agression est une situation particulièrement inconfortable... que faire ? Agir, mais comment ? Est-on sûr de savoir qui a raison (les impressions peuvent parfois être trompeuses). L'agresseur présumé peut se retourner contre nous... et que faire si il sort une arme ?

 

Il faut savoir que d'un point de vue légal, vous devez porter assistance à une personne en danger mais sans pour autant mettre en péril votre propre sécurité. Si vous êtes une frêle jeune femme de 50kg et que vous tombez sur trois malabars qui cognent un type, vous n'avez pas à vous interposer physiquement... mais si vous passez votre chemin en baissant la tête vous pourrez être poursuivi légalement pour non-assistance à personne en danger. Sans avoir à intervenir physiquement vous pouvez tout simplement prendre votre portable pour appeler immédiatement la police et donner une description précise des agresseurs. 

 

Il existe aussi quelques astuces simples, un sifflet peut suffire à donner l'alerte et faire fuir les agresseurs. Une intervention physique demande un minimum d'entraînement et une bonne dose de courage, mais il existe quelques techniques simples et très efficaces enseignées dans les clubs de Self-Défense. Mais cela peut parfois aussi conduire à des drames (récemment un passant est mort à Marignane en ayant voulu stopper des braqueurs).

 

Un groupe d'étudiants américains a mis en scène une agression sur un campus pour étudier la réaction des témoins. Le résultat est frappant, plus le nombre de témoins est important, plus la responsabilité de l'intervention est diluée. On peut aussi constater que la notion de courage et le sens de la justice n'ont rien à voir avec la force physique. Une jeune femme n'hésite pas une seconde à voler énergiquement au secours de l'étudiant agressé alors que de grands gaillards ou des groupes passent leur chemin en baissant la tête.

 

 

 

 

 

Vous pouvez lire l'article complet du figaro relatant cette expérience ici :

http://etudiant.lefigaro.fr/vie-etudiante/news/detail/article/ils-mettent-en-scene-de-fausses-agressions-pour-denoncer-la-passivite-des-temoins-3606/

Extraits :

"Catherine Rioult, psychologue, explique justement que c’est la peur qui explique en grande partie la passivité des témoins (...) L’effet de groupe peut aussi être pervers: «Alors qu’ils devraient se sentir plus forts à plusieurs, ils ont parfois tendance à faire comme les autres, et personne ne veut se distinguer. Ils peuvent aussi se dire que quelqu’un d’autre pourra intervenir»."

"Le bilan de cette expérience rappelle la théorie de «l’effet du spectateur», aussi appelée «effet du témoin» et développée en psychologie. Le 13 mars 1964, Kitty Genovese était violée et assassinée en pleine rue à New-York, sans qu’aucun des riverains, qui avaient pourtant entendu ses cris, n’interviennent ou appellent la police. A la suite de ce fait divers qui fût très médiatisé aux États-Unis à l’époque, deux psychologues sociaux, John Darley et Bibb Latané se sont penchés sur les motifs de la passivité des témoins. Ils ont notamment conclu à la suite de leurs recherches que lorsque plusieurs personnes assistent à la même agression, le sentiment de responsabilité est diffus, et chacun est amené à se dire qu’un autre pourra intervenir à sa place. En clair, leur étude a montré que plus il y a de témoins dans une situation d’urgence, moins il est probable que chaque spectateur vienne en aide à la victime."


Cela me rappele un réflexion de Daniil Ryabko lors d'un stage de Systema consacré au couteau. Daniil nous expliquait qu'un pistolet était paradoxalement moins dangereux qu'un couteau parce qu'il n'y avait qu'un nombre limité de cartouches dans le chargeur. Il nous expliquait qu'en cas de détournement d'avion il suffisait que quelques personnes se sacrifient pour submerger les terroristes... en concluant ainsi : "mais qui se lèvera le premier ?"...

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Publié le 13 Novembre 2013

Article publié par Stéphane

 

J'ai une profonde admiration pour Bear Grylls. Cet ancien des forces spéciales (SAS) s'est mis en scène pendant plusieurs années pour Discovery Channel dans l'émission "Man Vs Wild" (l'Homme contre la Nature). Le principe était simple : on le lachait dans les environnements les plus hostiles (déserts, jungles, îles...) et il devait survivre et retrouver la civilisation par ses propres moyens. L'occasion pour lui de nous donner une leçon de survie mais aussi d'astuce, de débrouillardise et de bon sens à chaque fois !

Bien sûr, on est dans le sensationnel, c'était forcément un peu scénarisé et dramatisé (le travail de préparation de chaque tournage étant minitieux), mais c'était une mine d'information pour tous les trekkers, randonneurs, voyageurs ou aventuriers et on ne peut avoir qu'un profond respect pour les compétences et les qualités physiques du bonhomme. Il prenait beaucoup de risques et payait vraiment de sa personne !

En 2010 il a travaillé sur une série appelée "Worts Case Scénario" dans laquelle il se confrontait à des situations urbaines d'agressions, d'accidents et autres violences. On peut découvrir sur le site de Discovery Channel quelques petits extraits vidéos de cette série. Ceux que je vous présente ci-dessous sont principalement axés sur la Self-Défense :

 

 

 

 

C'est très classique, rien de révolutionnaire, mais les conseils de Bear Grylls sont judicieux et la réalisation rend bien l'ambiance urbaine et ses dangers. A quand une diffusion sur la TNT ?

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Publié le 12 Novembre 2013

Artcile publié par Stéphane

 

Le prochain stage de Combat Russe organisé par le Club de Combat de Saint-Hippolyte, et dirigé par Nicolas Dumont, aura lieu au Russey le 24 novembre 2013 de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h.

 

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Publié le 7 Novembre 2013

Artilce publié par Stéphane

 

Le club de Self-Défense de Longeault près de Dijon, affilié à l'Adac, organise un stage de Défense de rue sur le thème "se défendre contre plusieurs agresseurs", le samedi 30 novembre de 14h à 17h (Tarif : 20 euros).

Ce stage est dirigé par Cédric Jouan, instructeur du club de Longeault, formateur en Boxe de rue et compétiteur en Boxe Française.

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le travail de l'ADAC, une petite vidéo d'un stage dirigé par Robert Paturel.

 

Inscriptions : http://www.adacfrance.com/fr/content/se-defendre-contre-plusieurs-agresseurs

 

Site du club : http://self.longeault.free.fr

 

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Publié le 4 Novembre 2013

Article publié par Stéphane

 

Depuis plusieurs années je me rends régulièrement au centre de formation de l'Association Nationale de Self-Défense à Rennes pour suivre les formations proposées par Guy Mennereau. Guy est un homme rare dans un monde où le corporatisme domine. Pratiquant d'arts martiaux depuis plus de 50 ans, il réfléchit depuis plusieurs décennies aux questions de self-défense et décloisonne l'univers martial.

Alors que chacun prêche pour sa paroisse et dénigre le travail du voisin, Guy ne cesse de chercher, de se remettre en question, d'étudier de nouvelles disciplines et de prôner l'ouverture pour aborder la question de la Self-Défense de manière réaliste (sans jamais omettre de citer ses cources et de remercier ceux auprès de qui il a étudié). Alors qu'il a un haut niveau technique en Judo et en Jujitsu, il est allé étudier le Systema auprès de Vladimir Vassiliev à Toronto, est devenu instructeur de Combat Russe et de Koroho, a pratiqué Karaté, Boxe, Kali, Krav Maga...

Il a déjà formé 70 instructeurs de Self-Défense ANSD, tous enseignants d'arts martiaux ou de sports de combat (issus de différentes disciplines) ou instructeurs militaires (armée de terre, ONU, gendarmerie...).

 

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L'ANSD organise depuis quelques temps une formation complémentaire consacrée uniquement à la problématique des armes blanches. Cette formation est ouverte à tous les enseignants d'arts martiaux ou de Self-Défense et offre une approche complète des techniques de défense les plus efficaces proposées par les arts martiaux. On y aborde également de nombreux aspects théoriques. De plus, beaucoup d'exercices d'applications et de mises en situation sont utilisés pour approcher au plus près la réalité et la diversité des attaques à l'arme blanche.

 

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Je pense avoir sans doute gagné plusieurs années de pratique, d'entraînement et de réflexion sur la problématiques des armes blanches en Self-Défense en ayant participé à cette formation. D'autant que Guy est d'une grande générosité sur le plan technique et pédagogique ! Je tiens également à remercier l'ensemble des stagiaires, qui par leurs qualités techniques et humaines ont fait de ce stage un des meilleurs moments d'échange martial que j'ai vécu. 

 

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Si vous souhaitez suivre les formations de l'ANSD, rendez-vous sur :

http://www.france-self-defense.com

(prochaine formation : Instructeur Self-Défense féminine

du 9 au 11 novembre 2013)

(Toutes les armes utilisées lors de cette formation sont des armes d'entraînement factices)

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Publié le 30 Octobre 2013

Article publié par Stéphane

 

Lors d'une agression, le corps est soumis à une situation de stress intense. La peur active tout un ensemble de mécanismes bio-chimiques destinés à optimiser les réactions corporelles face au danger. Pour faire simple, notre organisme se prépare à faire face au danger, par la fuite ou par le combat.

Notre organisme libère alors une hormone, l'adrénaline, qui va provoquer une hausse du rythme cardiaque et de la pression sanguine ayant pour effet une redistribution du sang des extrémités vers les organes internes. L'objectif de ce mécanisme est d'assurer prioritairement l'alimentation des organes vitaux mais aussi de limiter les pertes de sang en cas de coupure. Une des conséquences de cette redistribution des volumes sanguins est que le sang est également retiré de notre cortex cérébral, ce qui altère notre capacité à prendre des décisions. L'adrénaline provoque aussi une dilatation des bronches et des pupilles, et permet à l'organisme de disposer d'énergie pour faire face au danger.

En parallèle, on observe une sécrétion d'endorphines pour rendre notre organisme plus fort, plus rapide et plus résistant à la douleur.

Ces mécanismes complexes générent quelques effets secondaire comme l'altération de l'ouïe ou de la vision. Au niveau visuel le cerveau va traiter uniquement les informations qui lui semblent prioritaires, à savoir la source du danger. On observe donc une concentration de l'attention sur un point bien particulier (le danger identifié) et une forte diminuation de la vision périphérique. Cela ne signifie pas qu'on ne voit plus, mais juste que certaines infos visuelles, jugées comme secondaires, ne sont plus traités. On parle alors de vision tunnel.


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      Exemple d'effet de la vision tunnel en cas de stress...


En cas d'agression, cet effet tunnel peut avoir des conséquences dramatiques. En effet, cette restriction du champ visuel peut nous faire manquer des infos essentielles : présence d'un second agresseur, d'une arme ou d'obstacles... Ainsi, en état de stress, certains pratiquants pourtant très entraînés sont surpris par les attaques circulaires (crochet, claque...) qui sortent de l'axe central !

Ci-après une vidéo qui montre un exemple dramatique des conséquences de la vision tunnel : le policier est concentré sur le suspect principal, et ne voit absolument pas son complice sortir une arme, alors que ce dernier est juste à côté de lui.

 

 

Comment gérer l'effet tunnel ? Principalement en s'efforçant, dès l'entraînement, de scanner son environnement à 360° pour compenser la baisse d'efficacité de la vision périphérique.Rester calme et respirer profondemment peuvent aussi limiter les effets du stress en empêchant la machine corporelle de s'emballer.

Etre prêt à agir avec détermination, en ayant déjà réfléchi aux actions possibles et à leurs conséquences physiques, psychologiques, morales ou pénales, est alors un gage de réussite.

A retenir : de manière générale apprivoisez la sensation de peur. C'est en fait un signal d'optimisation de votre organisme qui doit vous permettre de vous défendre plus efficacement. Ne laissez donc pas cette sensation vous figer et interprettez-là de manière positive ("je suis prêt").

 

Pour aller plus loin :

http://www.robertpaturel.com/formations/vaincre-sa-peur/

http://fredbouammache.blogspot.fr/2009/08/leffet-tunnel.html


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Publié le 30 Septembre 2013

Article publié par Stéphane

 

L'Ecole Française de Self-Défense a pour objectif de promouvoir et de développer la défense personnelle, dans sa globalité et sans aucun corporatisme. Nous gardons donc notre esprit le plus ouvert possible et nos instructeurs se doivent de constamment pratiquer et étudier les arts martiaux et les systèmes de combat ou de défense dans leur diversité. C'est pourquoi nous n'hésitons pas à inviter des techniciens issus de différents univers. Leur apport technique est toujours une source d'enrichissement pour nos élèves.

 

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Nous partageons cette vision d'un univers des arts martiaux ouvert avec le Gonojukan, club d'arts martiaux Bisontin, qui nous a aidé à organiser ce stage. Après la venue de Yann Hardy pour le Keysi au mois d'avril, c'est donc le Combat Russe qui a ouvert la nouvelle saison sportive ! C'est Nicolas Dumont, un des 7 plus hauts gradés de la discipline qui a dirigé ce stage avec maestria !

 

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Le Combat Russe est un système de Combat Sportif développé par Vladimir Khoudennkikh qui est utilisé par la Police de Perm et par certaines unités d'élite de l'armée Russe. C'est un mélange de techniques de Judo, Jujitsu, Aïkido et de Boxe mais avec une forme de corps qui se rapproche plutôt du Systema. C'est une discipline qui est très fluide et dynamique mais qui peut aussi devenir très rude... et efficace !

 

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Un des objectifs de ce stage était de préparer le groupe de stagiaires qui suit régulièrement Nicolas à la venue de Vladimir Khoudennkikh en mars prochain. Il s'agissait donc d'un stage assez intensif sur le plan physique et technique. Malgré le fait que beaucoup de clubs viennent tout juste de redémarrer la nouvelle saison sportive, ce stage a réuni une vingtaine de pratiquants issus d'horizons divers (Karaté, Jujitsu, Aïkido, Self-Défense, Boxe française...).

 

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Ce fut donc un moment de travail intensif, extrêmement enrichissant sur le plan technique ! Un grand merci à Nicolas !

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Publié le 21 Septembre 2013

Publié par Stéphane

 

Le couteau est une arme à laquelle on peut facilement être confronté dans la rue : facile à se procurer, bon marché, facile à dissimuler. Même manipulée par un néophyte, les conséquences d'une attaque au couteau peuvent être dévastatrices. Une simple coupe peut sectionner des tendons et rendre un bras ou une main inutilisable. Une seule coupure peut aussi suffire à tuer. C'est une arme discrète et très "glissante", il est très difficile de la stopper sans subir de dommages.

 

Bon nombre d'arts martiaux traitent les attaques au couteau. Les réponses apportées sont souvent très proches et peuvent sembler efficaces. Le problème majeur est très souvent que les pratiquants d'arts martiaux travaillent sur des attaques annoncées (le couteau est sorti et visible avant l'attaque) lancée à une distance de deux enjambées (deux mètres environ). Cette situation laisse largement le temps de réaction nécessaire à une défense sophistiquée. Mais une attaque réelle dans un contexte d'agression urbaine suit une logique complètement différente. Il s'agit d'une logique de compression et d'écrasement. Il faut attaquer par surprise, en réduisant au maximum la distance et en usant de ruses pour que la victime comprenne le plus tard possible ce qui est en train de se passer.

L'entraînement classique des arts martiaux peut donc être pertinent si il s'agit d'une première étape d'apprentissage. On n'apprend pas à conduire en prenant d'emblée les commandes d'une voiture de rallye sur un circuit de montagne ! Mais pour que cet entraînement soit valide il faut ensuite passer à une seconde phase qui va consister à raccourcir la distance, jusqu'à ce que l'attaque parte d'une distance inférieure à un bras, et à la mêler à des phases de frappe ou de saisies. La troisième phase consistant à ajouter des facteurs d'incertitude : on ne sait pas si l'agresseur a ou non une arme qui peut surgir à tout moment (debout ou au sol). On peut compliquer cette phase en y ajoutant des facteurs de pertubation psychologique : gestion verbale, bouculade, insultes, présence de plusieurs agresseurs, bruit, manque de lumière... La quatrième phase va intégrer des facteurs environnementaux : manque d'espace, obstacles, position assise ou à terre, possibilité d'utiliser des objets pour se défendre...Toutes ces phases peuvent être testées avec des mises en situation réalistes en utilisant des protections adaptées et des couteaux marqueurs (système virtual blade par exemple) ou le shocknife (couteau à impulsion électrique).

Si la première phase d'apprentissage n'est pas suivie d'autres phases plus réalistes, son intérêt est quasiment nul. Pire, elle peut même créer un faux sentiment de confiance chez le pratiquant d'arts martiaux.

Ci-après deux vidéos qui mettent bien en évidence cette différence profonde entre l'entraînement classique et des situations plus réalistes :


 

 

 

Certains rétorqueront que ces attaques ne sont pas des attaques "d'experts" dans le maniement des armes blanches. Soyons réalistes vous avez peu de chances d'être agressé par un maître de kali ! Travailler à longueur d'année sur des drills prédéfinis est complètement inutile face à une attaque réelle type "machine à coudre" (on pique plusieurs dizaines de fois de suite avec brutalité).

Je suis très septique également sur les techniques qui visent à rester décontracté et relaché pour mieux réagir. C'est facile à l'entraînement dans un environnement sécure avec un partenaire sympa et un couteau factice mais c'est oublier qu'une attaque au couteau a un fort impact psychologique (la seule vue d'une vraie lame peut suffire à vous faire perdre tous vos moyens !) et face à une vraie attaque-surprise le conditionnement opérant est courcuité par le sursaut-réflexe. En d'autres termes, le cerveau reptilien (celui qui vous fait retirer immédiatement la main quand vous la posez sur un objet brûlant avant même d'avoir analysé la situation) prend le dessus en utilisant des schémas de protection pré-établis qui sont souvent très différents des techniques sophistiquées travaillées à l'entraînement. On se rend compte lors de la deuxième phase d'apprentissage que dès que l'attaque part de très près, des gestes réflexes prennent ainsi le dessus, même chez pratiquants qui ont plus de vingt ans d'entraînement dans les arts martiaux classiques !

 

Enfin, il faut prendre en compte la diversité des armes blanches utilisées dans la rue. Dans les arts martiaux on utilise classiquement des couteaux d'entraînement avec des lames de 20 cm environ, héritées du tanto japonais ou du modèle militaire contemporain. Les armes blanche utilisées dans la rue sont souvent beaucoup plus diverses : machette, griffe, cutter, lame de rasoir, push-dagger... beaucoup de techniques classiques deviennent alors inopérantes (la lame est trop longue ou trop courte, le désarmement est impossible, la tenue de l'arme et les angles d'attaque sont résoluments différents...).

 

Cela ne signifie pas que les techniques héritées des arts martiaux classiques sont complètement inefficaces. Une technique telle que Kotegaeshi (retournement du poignet) qui provient de l'héritage technique de l'Aïkijutsu et que l'on retrouve dans l'Aïkido, le Judo-Jujitsu, le Krav-maga, le JKD a une réelle efficacité. Mais il faut prendre en compte que la façon d'ammener la technique (déplacement et prise de contact) sera complètement différente sur une attaque annoncée à longue distance classique et sur une attaque surprise à très courte distance. Il faut pour cela la tester dans les différentes phases d'apprentissage pour comprendre comment l'appliquer réellement.

 

On peut aussi opter pour une approche technique moins sophistiquée et plus facile à appliquer, les techniques de clés ou de projection des arts martiaux classiques nécessitant généralement des habilités motrices fines qui sont inopérantes en état de stress ! La priorité est alors de protéger les zones vitales, de sécuriser l'arme et frapper l'agresseur avec un engagement total jusqu'à ce qu'il ne représente plus une menace. Bien sûr la fuite ou une utilisation judicieuse de l'environnement ou d'objets sera toujours préférable mais cela nécessite encore de disposer d'un espace temps suffisant !


 


 



 

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Publié le 9 Septembre 2013

Article publié par Stéphane

 

Les cours de Self-Défense de l'Ecole Française de Self-Défense à Besançon reprendront à partir du mercredi 11 septembre. Les cours ont lieu le mercredi de 20h15 à 22h.

 

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L'Ecole Française de Self-Défense a pour objectif de proposer une approche moderne, complète et réaliste de la Self-Défense. Il s'agit donc d'apprendre à faire face à des situations d'agression en en intégrant tous les paramètres :

- gestion pré-agression : en intégrant les automatismes de vigilance, en comprenant les mécanismes de la violence, en apprenant à lire le langage corporel, en adoptant des stratégies d'évitement, en mettant en application les techniques de désamorçage verbal...

- gestion de l'agression : en gérant la phase de défense de manière réaliste, en utilisant des techniques issues des arts martiaux choisies pour leur ratio simplicité / efficacité applicables en état de stress, en respectant le cadre légal français, en étudiant toutes les typologies de combat...

- gestion post-agression : en gérant le phénomène de choc post-traumatique, en ayant des connaissances de bases en secourisme appliqué aux situations de Self-Défense, en sachant donner l'alerte...

 

L'EFSD se place dans la continuité de l'enseignement de Guy Mennereau et de l'Association Nationale de Self-Défense et des mouvements modernes d'Urban Combative.

Il est possible de faire un cours d'essai, sur rendez-vous uniquement, à partir du mercredi 18 septembre (contact préalable obligatoire sur franceselfdefnese@free.fr).

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